GRATIEN CANDACE (1873-1953)

1925 - Marine, Herriot, Doriot, Mussolini, vote des femmes

lundi 26 avril 2004 par Dominique Chathuant
14 novembre 1924 - Candace défend une proposition de pensions pour les invalides de la marine et prononce un long discours à la Chambre à propos de la journée de travail des marins. Candace est applaudi lorsqu’il cite Lamartine (le commerce est une diplomatie lucrative) et Victor Hugo (la mer mangeuse de vies humaines). Il en vient alors à mettre en parallèle la loi de huit heures, appliquée en France, et les 84 heures hebdomadaires des autres marins européens. « Lisez les discours de Mussolini » (exclamations à gauche) « Il faut voir ce qui se passe chez les autres » (applaudissements au centre et à droite). 1925 - Doriot (PCF-SFIC) critique l’utilisation de soldats coloniaux au Maroc et demande ce que la France a fait dans les colonies. Candace est d’autant plus hostile aux communistes qu’il est personnellement concerné par la Révolution d’Octobre : il a perdu un de ses neveux lorsque son beau-frère a vécu seul à l’ambassade de France de Pétrograd de 1915 à 1919. Candace répond à son ancien élève Doriot : « Vous vous êtes aux ordres de Moscou et vous vous vantez de porter le désordre et la guerre dans nos colonies ! » Epoque de la rencontre Herriot-Candace : Au perchoir, lors d’un échange, Herriot a laissé échapper que la France coloniale était une mère pour ses enfants. Candace vient lui serrer la main.
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7 avril 1925 (3 jours avant la chute du cabinet Herriot de Cartel des gauches) : Candace vote pour l’amendement Borel (gauche : rép.-soc.) sur l’éligibilité des femmes et l’accès à la fonction publique à l’exception de l’armée. Brillant mathématicien élu en 1924 dans l’Aveyron, Emile Borel indique que le but « lointain [...] (est de) composer les assemblées électives d’un nombre de femmes à peu près égal à celui des hommes » .
- Pour : 150
- Contre : 363 (centre, droite, quelques communistes et socialistes).
Louis Marin (droite : URD/Féd. rép.) insiste sur la nécessité, compte tenu de l’opposition du Sénat, de ne pas aller trop loin et de limiter la demande aux scrutins municipaux (prévus pour 1929). Aimé Berthod (gauche : rad.-soc.) propose un amendement limitant le suffrage aux municipales. Candace vote l’amendement Berthod. - Pour : 152. Le PCF et la droite sont contre. La gauche et le centre-gauche estiment avec Berthod qu’il faut limiter l’ampleur du projet pour le faire passer.