GRATIEN CANDACE (1873-1953)

1926-1930 - Du Cartel des gauches à l’Union nationale

lundi 26 avril 2004 par Dominique Chathuant
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1926 - Candace négocie au nom des républicains-socialistes avec le radical Herriot qui tente en vain de former un nouveau gouvernement de Cartel des gauches. La thèse d’Yves Billard [1]) sur le Parti républicain-socialiste nous apprend qu’au sein des réunions du groupe, il prône en fait la rupture avec le cartel.

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Blaise Diagne, ami de Candace et député modéré (centriste) du Sénégal, est le seul parlementaire noir du livre de Sennep, Cartel et Cie (1926). C’est aussi la seule représentation d’un homme à demi-nu, caricaturé en anthropophage avec la légende suivante : « Diagne f :., député du Sénégal, fondateur et sorcier du groupe parlementaire maçonnique. Justement redouté de ses adversaires : son père, en effet, mangeait du blanc. » A la droite de Diagne, le dessinateur représente le député Léon Bérard. « Il veut me bouffer le nez », s’inquiète-t-il en regardant le député du Sénégal.

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1928 - Candace est réélu sur un programme de soutien au gouvernement d’Union nationale (centre-droit de Poincaré) et siège sans étiquette avant de passer à la Gauche radicale en 1930.
Le couple Candace figure dans le Bottin mondain : Monsieur a le mérite agricole et Madame reçoit tous les mercredis de février. C’est à cette époque que Candace prend l’habitude de passer ses fins de semaines dans sa maison de Lormaye (Eure-et-Loir), dans la vallée de l’Eure, sans doute à ce moment à à deux heures de route de Paris.