GRATIEN CANDACE (1873-1953)

1940 - Pétain et les Français de couleur

lundi 26 avril 2004 par Dominique Chathuant
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En septembre 1940, Candace prend la direction de pétitions au maréchal Pétain pour protester contre les chemins de fer qui interdisent aux noirs, aux juifs, à tous les non-blancs et aux parlementaires de passer la ligne de démarcation. Gaston Monnerville (Guyanais, président du Conseil de la République/Sénat sous la IVe et la Ve) fait partie des principaux signataires.

Candace reste un personnage. Jules Jeanneney, Président du Sénat, le consulte encore en 1940 sur des questions de forme : la Cour Suprême siégeant à Riom, peut-elle réclamer communication des délibérations des comités secrets de la Chambre ? Respectueux des formes juridiques, Jeanneney s’adresse au questeur Perfetti et au vice-Président Candace. Tous deux répondent par l’affirmative, témoignant d’un juridisme qui paraît en décalage avec la situation née du vote du 10 juillet. Les bureaux des deux chambres continuent à fonctionner. Candace se sent donc toujours vice-président de la Chambre.